Le futur propriétaire d’un Berger de Podhale doit être conscient que:

   
  • Le Berger de Podhale n’est pas un « nounours » mais un chien de protection avec un caractère affirmé. Son travail de protection du territoire et de sa "famille humaine" est d'ailleurs très efficace. N'hésitant pas à intervenir si cela est nécessaire, il n'est pas uniquement dissuassif.
  • Le Berger de Podhale a une mémoire d’éléphant, gare à celui ou à celle qui viendrait à lui déplaire, des années après il s’en souviendrait.
  • Le Berger de Podhale se sent responsable, il veut décider de lui-même. Indépendant de nature, il a quand même besoin de la présence humaine, la solitude totale n'est pas sa tasse de thé. Si vous partez de 8 heures du matin à 20 heures le soir ne prenez pas un Berger de Podhale, il serait extrémement malheureux.
  • Ce n’est pas un chien pour ceux qui apprécient l’obéissance, la soumission, et la mécanisation à l'ordre, ce n'est pas un serviteur de l'homme mais :
   

1) Il ne respectera son propriétaire que si celui ci est patient, plein d’assurance, sans cris, sans hurlement dans l’accompagnement respectueux de sa maturation. Mais il ne faudra pas oublier qu'il doit voir chez l'être humain un "leader" et que l'autorité de ce leader ne devra pas être contestée, une éducation laxiste, ou violente ne pourra pas être compatible avec le caractère de fond du berger de podhale.

 

2) Il faut impérativement éduquer un Berger de Podhale qui doit apprendre les règles de la hiérarchie dès son plus jeune âge. Si cela n'est pas acquis, la cohabitation avec lui deviendra vite un enfer. Mais ne confondez pas autorité et autoritarisme, et oubliez les notions de dominants et de dominés qui n'ont une connotation qu'en fonction d'un contexte. Vous devez tisser un lien basé sur le respect mutuel, le chien voyant chez vous "un sage" qui le dirige sur le chemin commun de la vie, et non pas un dictateur qui lui impose des ordres sans intérêt.

3) Le Berger de Podhale est un chien qui se désocialise extrêmement rapidement, il faut impérativement avoir du temps pendant au moins la première année de sa vie pour le sortir au moins deux fois par semaine en ville le faire « tripoter » par de nombreuses personnes étrangères à la cellule familiale ainsi que de maintenir le contact avec ses congénères.

A défaut d'une excellente socialisation, vous pourriez au fil du temps être confrontés à une méfiance de plus en plus importante, pouvant aller jusqu'à la peur, voir à l'agressivité par peur.

   
4) Le Berger de Podhale doit vivre libre, libre de son temps et de ses mouvements pour que son sens de l’observation, de sa réflexion et de son action puisse s’exprimer.
Ce n’est pas un chien d’appartement, une surface de terrain lui est indispensable.
Il a besoin de lumière, de soleil, d’air, de vent, et de pluie sur son pelage pour qu’il soit beau, il doit pouvoir courir, sauter à sa guise pour que son ossature et sa musculature se développent, ce n'est pas une" porcelaine".
Son attachement à " sa meute " est incompatible avec une vie de chenil, car il souffrirait de son inutilité.

   

Lorsqu’il n’a plus de troupeau à garder, le berger de podhale s’attache à son nouveau troupeau : sa cellule familiale. Il devient alors un compagnon très proche de ses maîtres, quelque fois même un peu envahissant, voir collant, extrêmement affectueux.

Il voue une fidélité sans borne à ses maîtres, particulièrement attentif aux enfants avec qui il tisse un rapport privilégié, à condition que ces derniers soient élevés dans le respect de l’animal.

 
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